domingo, 24 de febrero de 2013

ON EST ALLÉS AU THÉÂTRE!

 Et on a vu "L'avare" de Molière, joué par la troupe (petite: que 3 acteurs) "La bohème"



Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière naît à Paris en 1622 et meurt en 1673.  On ne connaît pas l'origine de son surnom: peut-être il a pris le nom d'un écrivain admiré? peut-être il a voulu s'annoblir en prenant le nom d'un village (au début il faisait précéder son surnom de la particule "de")?

Son siècle c'est le Grand Siècle, celui de Louis XIV, du pouvoir absolu de roi soleil et aussi du rayonnement de la langue et la culture française dans le reste de l'Europe. C'est le siècle de Corneille, de Racine, de Lafontaine, de Pascal, Descartes, et tant d'autres en France. Mais aussi celui de Rembrandt et de Rubens, de Newton, de Shakespeare, Cervantes, Quevedo, Góngora, Velázquez, ...

Molière est né au sein d'une famille riche et bourgeoise. Son père était tapissier du roi, il voulait que son fils fasse des études de droit et qu'il prenne son métier de tapissier, prestigieux et bien payé, mais... le jeune  Molière décide de tout quitter et devenir acteur. Il rejoint la troupe de Madeleine et Joseph Béjart qu'il va appeler "l'Illustre Théâtre" Les débuts sont difficiles, ils ont beaucoup de dettes et ils décident de quitter Paris et parcourir la France en jouant les premières comédies écrites par Molière.

De retour à Paris, il obtient la protection du roi, qui adore le théâtre, et commence alors la belle époque de création des meilleures pièces, que sa troupe et lui-même jouent devant la cour. La protection du roi sera précieuse aux moments difficiles, lorsque ses critiques des contemporains provoquent la fureur de ceux-ci.

Molière écrit trente-trois pièces, dont les plus importantes sont: "Les précieuses ridicules" (1659), "L'ecole de femmes" (1662), "Tartuffe" (1664), "Dom Juan" (1665), "Le Misanthrope" (1666), "Le Médecin malgré lui" (1666), "L'Avare" (1668), "Le Bourgeois gentilhomme" (1670), "Les Femmes savantes" (1672) et "Le Malade imaginaire" (1673)

Dans ses pièces il dénonce les vices de la société contemporaine: les mariages d'intérêt, les prétentions de la bourgeoisie (il n'attaquait pas trop la noblesse car c'était à la cour qu'il jouait, il ne pouvait pas critiquer ses protecteurs), l'hypocrisie du clergé, l'ignorance des médecins... Parfois ses satires allaient trop loin et on l'accusait d'impiété ou d'immoralité. Son "Tartuffe",où il caricaturise certains prêtres hypocrites et parasites des grandes familles, est interdit pendant 5 ans.

Le scandale arrive aussi par sa vie privée. Après avoir été l'amant de Madeleine Béjart, il se marie avec la soeur de celle-ci, Armande, vingt plus jeune que lui. Les contemporains vont dire qu'en réalité c'est la fille de Madeleine et on arrive même à accuser Molière d'inceste...

Molière va tout faire dans sa troupe: c'est l'auteur des pièces mais aussi le metteur en scène, l'acteur et le chef de la troupe. Le théâtre sera tout dans sa vie jusqu'à la fin: très malade il joue "Le Malade imaginaire" où il se moque de ces médecins ignorants qui ne sont pas capables de le guérir. En pleine représentation il est pris d'un malaise et il meurt quelques heures plus tard.

Molière reste l'auteur classique le plus étudié, représenté et adapté du théâtre français. Son comique, ses types universels, sa verve vertigineuse, font de lui un auteur qui reste moderne et qui nous a fait passer un très bon moment lors de la représentation.


LES ÉLÈVES DE 3º ET 4º ESO

Bande annonce du film "L'avare" où Louis de Funès joue le rôle d'Harpagon.


domingo, 10 de febrero de 2013

JOURNAL DE TROIS ÉLÈVES COMENIUS EN FRANCE


Bonjour la France !

Le réveil sonne. Il est 6h15 du matin. Je me lève et me dirige à la cuisine où m’attend Zoé pour prendre notre petit déjeuner ensemble. Après avoir mangé, on s’habille et on quitte la maison pour prendre le car pour aller au lycée.
Le trajet dure environ 20 minutes avant notre arrivé au lycée. Il est huit heures moins le quart et notre première heure de cours commence à 8h15, ainsi que nous attendons la sonnerie avec nos amis. Nous ne connaissons pas encore les classes donc, on suit nos amis partout.
Les pires heures de cours sont les cours de deux heures, elles ne se terminent jamais. On mange vers midi soit avec nos correspondantes, soit avec nos amies. (La nourriture reste dégueulasse).
Pendant les heures qu’on n’a pas cours, on se retrouve au CDI, (la bibliothèque française) et on fait nos devoirs d’Espagne. On a plusieurs pauses de 15 minutes chacune où on est toutes les Espagnoles ensemble au foyer.
Les cours finissent à 17h23 donc on attend le car 20 minutes pour rentrer à la maison.
Quand on est rentrées il est déjà 18h30, on regarde un peu la télé et on va dîner toute la famille ensemble, on discute et quand nous avons terminé on va se coucher. Et le jour est fini. Bonne nuit !

Lidia Fernandez Moreno 5°B

jueves, 31 de enero de 2013

JOURNAL DE TROIS ÉLÈVES COMENIUS EN FRANCE: Le lycée Jean Bodin




Durant ces deux mois, j’ai pu observer beaucoup de différences entre les habitudes françaises et les espagnoles. C’est vrai qu’il existe des similitudes mais, en général, le style de vie est différent. Il y a des différences dans la mode, dans la nourriture, dans les horaires et surtout au niveau de l’école.
 À l’école presque tout est différent. Par exemple, la relation des élèves avec leurs professeurs est beaucoup plus distante et, en général, ils sont plus disciplinés durant les cours.
Sur les horaires, nous pouvons dire qu'ils passent toute la journée dans le lycée, puisqu'ils entrent à la même heure que nous, ils mangent là-bas et ils sortent à 17h30. Cependant, ils ont des heures libres durant la journée, pour étudier, pour travailler ou pour se reposer simplement.
Les installations sont aussi très différentes : le lycée Jean Bodin est très bien équipé et très moderne. Les classes sont grandes puisqu'en général dans chaque classe il y a plus ou moins 30 élèves. Ces classes ont quelques tableaux (ils disposent de tableaux Velléda, alors que nous nous n’utilisons que des tableaux noirs) deux fois plus  grands que ceux d’Espagne et ils sont pliants. Les salles disposent aussi d'un vidéoprojecteur, haut-parleurs, et un ordinateur chacune. Le lycée a aussi une grande salle, le foyer, où les élèves peuvent se reposer, et bavarder entre eux sans avoir à gêner le reste de l’établissement, cette salle a des babyfoots et une salle insonorisée où on peut jouer de la batterie, de la guitare électrique et du piano.
Le lycée dispose aussi d'une bibliothèque avec ordinateurs, un self, un petit amphithéâtre et des laboratoires pour des pratiques de biologie, de physique et de chimie.
La dernière différence qu’on peut voir c’est l’organisation des emplois du temps puisqu’ ici on peut avoir une heure et demie ou deux heures d’une matière et en Espagne on a un maximum d’une heure.

CARMEN ABELLÁN (1º Bachillerato)

martes, 29 de enero de 2013

INTOUCHABLES: QUELLE BELLE HISTOIRE!!!

Nous avons vu « Intouchables » en cours de français, un film basé sur des faits réels, très émouvant, qui raconte l’histoire de Philippe, milliardaire tétraplégique, qui embauche Driss comme aide-soignant, un jeune homme qui vient de sortir de prison. Les deux hommes sont très différents et leurs problèmes sont très différents aussi : Philippe est riche, cultivé, mais il a constamment besoin d’aide ; Driss ne connaît que sa cité de banlieue et il vit dans la marginalité et la pauvreté mais il est optimiste et surtout il ne ressent pas de pitié par le handicapé. Depuis le début ils s’entendent parfaitement bien et deviennent amis.
Ce film a connu un énorme succès en France et également beaucoup d’Espagnols sont allés le voir et l’ont apprécié.

Pablo : «  L’histoire est très belle et très émouvante. Le jeu des acteurs est magnifique. J’ai vu le film plus de trois fois. Il aurait dit être nommé aux Oscars de Hollywood »
Mario : « Pour moi c’est un film très bien fait. Je lui donne une note de 9/10 »
Irene : « Je pense que c’est un des meilleurs films que j’ai vu. Les personnages sont géniaux et j’aime surtout Driss parce qu’il ne voit jamais Philippe comme un handicapé, mais comme une personne normale »
Margarita : « Ce qui m’a plu le plus c’est la fin, parce que je croyais qu’elle allait être triste, mais non, ce film se termine de la meilleure façon possible. La musique est très bonne pare qu’elle transmet les sentiments des personnages. Mais le film est très drôle aussi, c’est une espèce de comédie avec de la tristesse »
Carla : « Ce film m’a appris qu’il faut savoir affronter les problèmes avec naturel et humour, bien que cela soit difficile parfois. Il faut aussi souligner la bande son et les paysages du film, qui sont magnifiques »
Andrea : « Vraiment ce film m’a beaucoup plu parce que c’est un film très émouvant. Ce qui m’a plu le plus c’est la scène qui se passe dans la montagne pendant laquelle ils font du parapente. Ce moment me produit une grande sensation de liberté, c’est un moment très beau »
Ismael : « J’aime trop le film »

Réalisateurs : Éric Toledano et Olivier Nakache.
Acteurs principaux : François Cluzet (Philippe) et Omar Sy (Driss)


ÉLÈVES DE 4ºB

sábado, 5 de enero de 2013

JOURNAL DE TROIS ÉLÈVES COMENIUS EN FRANCE: Noël loin de la famille... avec une autre famille.


Joyeux Noël!

On a commencé les vacances le 21 décembre (le jour de la fin du Monde!).  À l’école on a fait un “après-midi banalisé”. On a regardé un film (Intouchables) et une pièce de théâtre, quelques élèves ont joué de la musique, on a fait un flash-mob de Gangnam Style et on a mangé des gâteaux. Le soir on est allées au Bal Masqué, c’était une fête organisée par les amis d’Anaïs pour une association, et il fallait s’habiller classe et porter un masque.

Le 24 décembre, la tante et la grand-mère d’Anaïs sont venues et on a dîné ensemble. J’ai gouté des huîtres pour la première fois et ça a été dégueulasse. Anaïs a aussi essayé de gouter une huître  mais elle l’a avalée avant d’avoir le goût en bouche. Le 25 j’ai eu des cadeaux, beaucoup de cadeaux : un livre, un pack de DVD, un vernis à ongles, des tickets pour un concert d’un groupe qui reprend les chansons des Beatles et des chocolats. On a mangé avec la tante et la grand-mère qui sont restées dormir à la maison.

Le 28 on a célébré Noël avec la famille de la mère d’Anaïs, et on était beaucoup. On a mangé ensemble et joué à des jeux de société et après on a diné. Les cousins sont restés avec nous pour dormir. Le 29 on a mangé ensemble une autre fois.

Le 31 décembre on a fêté le nouvel an. On est allé chez une amie et on a mangé de la raclette. À minuit on a fait manger les 12 raisins aux Françaises, et c’était très drôle parce que personne n’y arrivait, c’était trop vite. Après nous sommes sortis dans la rue et on a crié « Joyeux nouvel an ! » partout. Nous sommes retournés et on a continué la fête. On est allé dormir très tard.
Le jour suivant quand nous nous sommes réveillés on a rangé la maison et on est retournés chez Anaïs. Là on a continué à dormir.

....à suivre.

Patricia Carro (1º bachillerato)

martes, 18 de diciembre de 2012

JOURNAL DE TROIS ÉLÈVES COMENIUS EN FRANCE

L'ARRIVÉE

Nous avons quitté Valladolid à 7 heures 15 plus ou moins… pour nous arrêter 30 minutes plus tard pour changer de car. Nous avons eu un « petit problème » avec les valises : elles étaient trop nombreuses et les gars du bus refusaient de les prendre toutes. A la fin, nous avons réussi à les convaincre. Mais le car était plein de gens et nous n’avons pas pu nous asseoir ensemble. Nous avons passé une mauvaise nuit, il était difficile de dormir. Quand nous sommes arrivées à Nantes, épuisées mais heureuses,  nous sommes partis avec nos correspondantes.
Moi, j'ai rencontré ma famille d'accueil. Depuis le début ils ont été très gentils avec moi. Zoé est une fille très gentille et agréable. Elle fait de la gym et joue du violon. Ses parents et son frère, ils sont très gentils avec moi aussi.
La journée française est très difficile et longue : ils ont beaucoup d’heures de cours et aussi beaucoup d’heures libres. Puis, ils ont peu de temps le soir, parce qu’ils dînent très tôt et ils se couchent aussi très tôt.

Le lycée est très grand, très agréable, tout est bien organisé et très propre. La nourriture de la cantine est très mauvaise, mais il faut s’y faire!

Le premier jour de cours était un peu bizarre, dans les classes il y a beaucoup d’étudiants, 40 à peu près, et nous ne connaissions personne. Notre français a commencé à s’améliorer parce que nous essayions de parler avec tout le monde. Nous espérons faire beaucoup d’amis !!!

L’Espagne nous manque déjà, surtout pour la nourriture et nos amis. En plus, Noël arrive et nous fait avoir de la nostalgie. Mais ce sera une nouvelle expérience de passer les vacances loin de chez nous.

Lidia Fernández (1º bachillerato)

martes, 4 de diciembre de 2012

LES TERRIBLES CHIFFRES DE LA CRISE

Un quart de la population européenne menacée de pauvreté


Le Centre d'accueil pour sans-abri La Boulangerie, à Paris, l'un des plus grands d'Europe. | AFP/JACQUES DEMARTHON

Près du quart de la population de l'Union européenne, soit près de 120 millions de personnes, était menacé de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2011, a indiqué l'agence de statistiques Eurostat, lundi 3 décembre. 119,6 millions de personnes, soit 24,2 % de la population des 27 pays de l'UE, étaient confrontées à ce risque l'an dernier, contre 23,4 % en 2010, témoignant de l'impact de la crise économique.

Les plus fortes proportions de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale se situent en Bulgarie (49 %), en Roumanie et en Lettonie (40 %) ainsi qu'en Grèce (31 % contre 27,7 % en 2010). Les plus faibles se retrouvent en République tchèque (15 %), en Suède et aux Pays-Bas (16 %) ainsi qu'en Autriche et au Luxembourg (17 %). Elles sont 19,9 % en Allemagne et 19,3 % en France, un chiffre stable par rapport à l'année précédente, selon Eurostat.

UNE ENVELOPPE RÉDUITE POUR L'AIDE ALIMENTAIRE

Ces personnes sont confrontées à au moins l'une des trois formes d'exclusion suivantes : le risque de pauvreté après la prise en compte des transferts sociaux ; la privation matérielle grave (fait de ne pas être en mesure de régler ses factures, de se chauffer correctement, de consommer des protéines...) ; la très faible intensité de travail (fait de vivre dans un ménage dans lequel les adultes ont utilisé moins de 20 % de leur potentiel total de travail au cours de l'année précédente).
Dans l'ensemble de l'UE, 17 % de la population est menacée de pauvreté monétaire, 9 % est en situation de privation matérielle sévère et 10 % vit dans des ménages à très faible intensité de travail, selon Eurostat. Ces statistiques annuelles sont publiées alors que les pays européens divergent sur le maintien de l'enveloppe consacrée à l'aide alimentaire européenne dans le budget 2014-2020 de l'UE. Ce programme est contesté par plusieurs pays européens, parmi lesquels l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni, pour qui l'aide alimentaire aux plus démunis est une question qui devrait rester du ressort des Etats.

LE MONDE (Le 3 décembre 2012)

LEXIQUE:

Soit: es decir.
Risque: riesgo.
Enveloppe: partida presupuestaria (dinero)
Un ménage: una familia.
Démunis: desfavorecidos.